Manifestation du 18 septembre : un jeudi noir d’après les syndicats

Une très forte colère sociale se prépare pour ce jeudi 18 septembre, alimentée par le sentiment que les décisions politiques favorisent les ultra-riches. Les enseignants, confrontés au manque de moyens dans les collèges et lycées, vont également se mobiliser.

Dans le sillage de « Bloquons-tout », la journée nationale d’action intersyndicale concernera de nombreux secteurs. Les autorités craignent des débordements et s’attendent à une mobilisation plus importante que lors du mouvement du 10 septembre. Selon des sources proches du dossier, plusieurs centaines de manifestants radicaux pourraient rejoindre les cortèges dans les grandes villes.

Les services de renseignement évoquent une « menace hybride », combinant actions coups de poing dès la veille au soir ou tôt le matin, cortèges syndicaux traditionnels et séquences politiques menées notamment par des militants de La France insoumise. Entre 150 et 300 éléments radicaux de type Black Bloc pourraient être présents, selon les services.

Le dispositif de sécurité sera similaire à celui du 10 septembre : environ 80.000 policiers et gendarmes, avec déploiement des engins blindés Centaure et de canons à eau. La participation pourrait dépasser 400.000 personnes, contre 200.000 lors du précédent mouvement. À Paris, les estimations varient de 30.000 à 60.000 participants, tandis que le grand Ouest pourrait rassembler 100.000 manifestants. Outre la capitale, Rennes, Nantes, Toulouse, Dijon, Lyon, Montpellier et Bordeaux restent des points de vigilance pour les forces de l’ordre.

Sur la presqu’île, la majorité des pharmacies seront fermées. Cette mobilisation massive fait suite à un arrêté du 4 août de l’ancien Premier ministre Bayrou, qui, en plein mois d’août, a décidé de réduire les marges au profit des grands lobbies du secteur. Plus de 75 villes de France sont concernées, et plus de 5.000 pharmacies risquent de rester les dernières dans leurs villages, mettant en danger l’accès à une santé de proximité. Il sera donc compliqué de se procurer des médicaments, seuls quelques établissements seront réquisitionnés comme lors des jours de garde.

La poursuite de ce mouvement de grève dépendra de la réaction du nouveau Premier ministre.

Vous ne pouvez pas copier le contenu de cette page