En capitaine courage, Stéphanie Criaud a pris la barre et lancé sa propre liste.
Devant la presse réunie ce jeudi 5 février, elle a formellement démenti toute tentative d’alliance avec le maire sortant. « Si nous avons choisi de constituer une liste, c’est pour l’extraire de sa tour de verre », a-t-elle déclaré, le ton ferme et le regard résolu.
Les tensions sont apparues lors de la réunion de débriefing du 22 janvier, consécutive au meeting du 17. Ce jour-là, la situation s’est envenimée : le candidat tête de liste du RN aurait perdu son sang-froid, provoquant une rupture nette au sein de l’équipe. Dans les jours qui ont suivi, vingt-deux colistiers ont quitté le mouvement, dénonçant un climat d’invectives, d’humiliations et de propos discriminatoires. Un épisode douloureux qui, promettent-ils, ne restera pas sans suite.
Face à ces dérives, Stéphanie Criaud a choisi d’assumer pleinement ses responsabilités. C’est dans cet esprit d’indépendance et de fidélité à ses convictions qu’elle a créé « Fiers d’être Baulois », une liste citoyenne et résolument ancrée à droite.

Jusqu’ici, quatre listes s’étaient déjà déclarées, installant l’idée, chez nombre d’observateurs, d’un scrutin largement balisé, presque écrit d’avance. Avec l’arrivée de cette cinquième liste, les cartes sont rebattues : les équilibres se recomposent, les certitudes vacillent et la campagne, que beaucoup reléguaient au rang de simple formalité, retrouve tout à coup du relief, de l’incertitude et, surtout, de l’intérêt.