Canicule : la climatisation fait exploser la consommation d’électricité
Alors qu’un nouvel épisode de canicule touche une partie de la France cette semaine, l’analyse des habitudes de consommation électrique des foyers équipés de climatisation révèle une forte hausse de la demande en énergie lors des périodes de fortes chaleurs.
Lors de la dernière vague de chaleur, qui a concerné la France du 22 au 27 juin, la consommation d’électricité des logements climatisés a augmenté de 51 % par rapport à la première semaine de juin, marquée par des températures plus fraîches. La température moyenne est ainsi passée de 17,4 °C entre le 1er et le 7 juin à 29,6 °C entre le 22 et le 27 juin 2026, entraînant un recours massif aux systèmes de rafraîchissement.
À titre de comparaison, la canicule d’août 2025, pourtant intense mais plus localisée, avait provoqué une hausse de 27,3 % de la consommation électrique des foyers concernés entre le 11 et le 17 août 2025, par rapport à une période plus fraîche située du 28 juillet au 3 août 2025.
Sur l’ensemble des mois de juillet et août, l’utilisation de la climatisation entraîne en moyenne une surconsommation d’environ 10 % par rapport aux périodes de mi-saison observées en 2024 et 2025.
Face à l’augmentation des épisodes de fortes chaleurs et à l’impact sur les factures d’électricité, le choix de l’équipement devient un enjeu essentiel. Les climatiseurs mobiles et les modèles fixes monoblocs, dépourvus d’unité extérieure, sont généralement les plus énergivores. À l’inverse, la climatisation réversible, également appelée pompe à chaleur air-air, constitue une solution plus performante : elle permet de rafraîchir le logement en été tout en assurant son chauffage durant l’hiver.

Installée en remplacement de radiateurs électriques, elle peut même permettre de réduire la consommation annuelle d’électricité jusqu’à 12 %, malgré l’augmentation liée à l’utilisation du mode climatisation. Cette performance s’explique par un meilleur rendement énergétique, même si les pompes à chaleur air-air ne remplacent pas toujours l’ensemble des radiateurs d’un logement, certains équipements restant nécessaires dans des pièces comme les chambres ou les salles de bains.