Carburant, assurance, entretien, réparations… la voiture pèse de plus en plus lourd dans le budget des Français. Selon une nouvelle étude, 74 % considèrent désormais leur voiture comme un luxe et 56 % n’auraient plus les moyens de racheter aujourd’hui un véhicule équivalent au leur.
La voiture reste indispensable, mais elle coûte de plus en plus cher ! 74 % des Français estiment aujourd’hui que posséder une voiture est devenu un luxe, un niveau identique à celui enregistré en 2025. Surtout, 56 % déclarent ne plus avoir les moyens de racheter un véhicule équivalent à celui qu’ils possèdent actuellement.
Dans le détail, 34 % devraient se rabattre sur une voiture moins chère ou d’occasion et 22 % n’auraient tout simplement plus les moyens d’acheter un véhicule. Seuls 15 % pourraient remplacer leur voiture sans difficulté, tandis que 29 % devraient faire des sacrifices ailleurs.
La voiture, indispensable mais de plus en plus difficile à financer !
La dépendance à l’automobile reste forte : 53 % des Français affirment ne pas pouvoir s’en passer au quotidien, tandis que 30 % pourraient vivre sans voiture, mais au prix de grandes complications. Le problème est que cette indispensable voiture absorbe une part croissante des revenus. Pour 28 % des Français, elle représente plus de 20 % du budget mensuel, et même plus de 30 % pour 9 % d’entre eux. Pour continuer à rouler, les ménages sont donc contraints de faire des choix. 78 % ont déjà réduit certaines dépenses pour financer leur véhicule. Les sorties, restaurants et loisirs arrivent en tête des sacrifices, devant les vacances, les vêtements et l’épargne. Plus inquiétant encore, 13 % déclarent avoir déjà réduit leurs dépenses alimentaires pour pouvoir continuer à financer leur voiture.
Réparations repoussées et argent emprunté !
Lorsque le budget ne suit plus, c’est parfois l’entretien qui passe à la trappe. 48 % des Français ont déjà continué à rouler malgré un problème mécanique, un voyant allumé ou un bruit suspect, préférant repousser la réparation plutôt que de payer immédiatement. Pour 24 %, cette situation s’est même produite plusieurs fois.
Et lorsque la facture devient impossible à absorber, certains empruntent. 31 % des conducteurs déclarent avoir déjà dû emprunter de l’argent pour faire face à une réparation ou à une dépense imprévue liée à leur voiture.
37 % pourraient renoncer à leur voiture
Cette pression financière pourrait provoquer un changement radical dans les habitudes. 37 % des Français envisagent de se séparer de leur voiture dans les douze prochains mois si les coûts continuent d’augmenter au même rythme.
Parmi eux, 10 % considèrent cette possibilité comme très probable et 27 % l’envisagent. La voiture individuelle, longtemps considérée comme un équipement indispensable du quotidien, pourrait donc devenir pour certains un luxe auquel il faudra progressivement renoncer.

L’assurance fait également flamber la facture …
Autre source de tension : l’assurance automobile. 63 % des Français déclarent avoir vu leur prime augmenter au cours des douze derniers mois, dont 15 % parlent d’une forte hausse.
Selon les données citées dans l’étude, le coût moyen d’une réparation après collision a progressé de près de 30 % entre 2021 et 2025, notamment en raison de la hausse du prix des pièces détachées et de la complexité technologique croissante des véhicules.
Résultat : les automobilistes deviennent de plus en plus attentifs à leur contrat. 47 % envisageraient sérieusement de changer d’assureur face à une hausse annuelle de 10 % ou moins.
La conclusion de cette étude est sans appel : pour une majorité de Français, la voiture reste indispensable, mais son coût devient de plus en plus difficile à supporter. Aujourd’hui, le véritable luxe n’est peut-être plus d’acheter une voiture… mais simplement de pouvoir continuer à la garder.
Article rédigé en collaboration avec Leocare, à partir d’une étude menée par Leocare, en partenariat avec Discurv, le 28 septembre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.