Sixième défaite en dix journées de championnat pour le FC Nantes. Au-delà des chiffres, c’est surtout l’impuissance d’un groupe qui interroge, incapable pour l’instant d’inverser la tendance.
Mais le plus inquiétant reste l’écart qui se creuse avec les deux premières places, synonymes de montée directe en Ligue 1. Pour les Canaris, il va désormais falloir revoir les ambitions à la baisse et regarder vers un autre objectif : une éventuelle place de barragiste. Terminer cinquième pour garder une chance de retrouver l’élite ? C’est peut-être déjà le nouvel horizon nantais. Samedi soir, face à Saint-Étienne, le rendez-vous avait pourtant un parfum particulier. Deux clubs historiques, deux anciens géants du football français, désormais contraints de se battre en Ligue 2 pour retrouver leur lustre d’antan. Une affiche chargée de nostalgie, mais dont le scénario a une nouvelle fois fait mal aux supporters nantais.
Car, quelque part, le principe du football est pourtant simple … marquer un but de plus que son adversaire pour l’emporter. Et à ce petit jeu, ce sont les Stéphanois qui ont parfaitement compris la règle. Sans forcément dominer les débats de bout en bout, ils ont su trouver la faille au moment décisif, là où Nantes a une nouvelle fois échoué. Le coup de grâce est arrivé à la 90e minute. Sur un magnifique mouvement collectif stéphanois, la défense nantaise, usée, a fini par céder. Boakye, d’une tête décisive, a délivré l’ASSE et plongé un peu plus les Canaris dans le doute. Dans les tribunes, un mot a dû résonner avec amertume … « Encore ! »
Encore une défaite ! Encore un match qui échappe aux Nantais. Encore cette incapacité à tenir jusqu’au bout.
Le constat est désormais difficile à esquiver … le FC Nantes traverse une période inquiétante et sa saison prend des allures de piège. À force de laisser filer les points, les espoirs de remontée directe s’éloignent et la confiance s’effrite. Quinzième du championnat, Nantes est loin des ambitions affichées. Pour un club de cette histoire, de ce palmarès et de cette dimension, le spectacle a quelque chose de cruel. Les Canaris sont calés en Ligue 2, mais surtout, ils donnent le sentiment de ne plus savoir comment en sortir.