Roches Rouges « Giboireland », entre béton, voitures et inquiétudes !
Mercredi dernier, les riverains du quartier des Roches Rouges étaient réunis lors d’une rencontre en présence de Bertrand Plouvier, adjoint au maire en charge du littoral, et Xavier Lequerré, adjoint au maire en charge de la voirie et du stationnement.
Une réunion consacrée aux futurs aménagements du secteur, qui s’inscrivent dans la continuité de la profonde transformation engagée depuis plusieurs années aux Roches Rouges, avec notamment la création du centre aquatique AquaBaule et, plus récemment, l’arrivée du programme immobilier Giboire Canopée | Les Cimes Bleues, livré en juillet 2026.
Trois phases de travaux jusqu’en 2029
Le projet d’aménagement doit se déployer en trois phases successives. La première interviendra d’octobre 2026 à mars 2027. Une deuxième séquence est programmée d’avril à décembre 2027, avec des interventions prévues hors de la saison estivale. Enfin, l’aménagement de l’avenue de Musset constituera la troisième et dernière phase, de janvier 2028 à juin 2029.
À l’issue de l’ensemble de ces interventions, le quartier devrait bénéficier de plus de 53 places supplémentaires, pour un coût prévisionnel global de 2 055 500 euros TTC, comprenant les aménagements des différentes tranches ainsi que la partie consacrée au réseau pluvial.

Un nouvel équilibre à trouver
Si cette requalification doit permettre d’accompagner la transformation du quartier, elle intervient dans un secteur où les équilibres ont déjà profondément évolué. L’arrivée de nouveaux logements, d’un hôtel, de restaurants et d’équipements a progressivement modifié les usages et la fréquentation des Roches Rouges.
Une transformation si importante que certains habitants n’hésitent désormais plus à surnommer le secteur « Giboireland », en référence à la présence désormais très visible du promoteur immobilier dans le paysage du quartier.
Le stationnement constitue notamment l’un des points sensibles. Sur l’avenue de la Mer, les habitudes prises depuis de nombreuses années vont évoluer. Le stationnement, jusqu’ici organisé du même côté de la voie, doit notamment être modifié au droit des Cimes Bleues, laissant davantage de place aux nouveaux usages du secteur, notamment à la terrasse du restaurant et à la sortie de l’hôtel.
Une évolution qui ne fait pas nécessairement l’unanimité auprès des habitants. Certains riverains considèrent que la transformation du quartier a déjà fortement modifié leur environnement.
« Après avoir perdu le soleil face à ces énormes immeubles, de jolies maisons vont maintenant donner sur les voitures », déplore un résident.

Des nuisances qui accompagnent la transformation du quartier
Au-delà des futurs travaux, le constat dressé dans le quartier depuis sa récente montée en puissance fait également apparaître plusieurs difficultés.
Des nuisances sonores nocturnes sont régulièrement constatées, tandis que les poubelles de l’hôtel, laissées en extérieur, seraient à l’origine de mauvaises odeurs persistantes !
La question du stationnement se pose également avenue de la Mer et avenue de la Lambarde. Des véhicules peuvent être garés devant certains portillons, compliquant la sortie des habitations et le passage des vélos.
Ces différentes problématiques illustrent les difficultés liées à la cohabitation entre un habitat résidentiel ancien et de nouveaux usages, beaucoup plus importants, apparus au fil des derniers mois.
Un quartier appelé à poursuivre sa mutation
Les Roches Rouges sont donc loin d’avoir terminé leur transformation. Les travaux programmés jusqu’en 2029 doivent accompagner cette évolution et répondre notamment aux enjeux de stationnement, de circulation et de gestion des eaux pluviales.
Reste désormais à trouver le juste équilibre entre l’attractivité d’un quartier qui se développe et la préservation du cadre de vie de ceux qui y résident depuis parfois plusieurs décennies.