Les premiers élèves sont arrivés aux alentours de 7 heures du matin afin de préparer le blocus annoncé pour 7 h 30. Sur place, rien de vraiment spectaculaire : quelques pétards ont été tirés, rapidement transformés en « tirs de mortier » par la presse locale. Précision utile : aucun mortier n’a été retrouvé ni utilisé sur place.
Les pancartes affichaient, elles, les revendications des élèves de Galilée à Guérande, entre punchlines et « phrases qui font du bruit ». Pour ajouter une touche de Jurassic à la matinée, un élève avait même choisi de se déguiser en dinosaure, histoire d’illustrer, avec humour, ce qu’il considère comme le côté quelque peu « jurassique » et obsolète de la gestion des lycées français.
D’une vingtaine d’élèves au départ, le mouvement a progressivement pris de l’ampleur pour atteindre environ 150 lycéens au maximum. La manifestation s’est terminée vers 11 heures et les lieux ont été totalement évacués vers 11 h 30. Aucun rassemblement n’était prévu ni constaté dans l’après-midi.
Sur le fond, les revendications portent notamment sur des horaires jugés trop contraignants. Certains élèves expliquent devoir se lever dès 5 h 30 pour être en cours à 7 h 55. Ils demandent également une meilleure répartition des budgets, une réorganisation des emplois du temps, ainsi qu’une amélioration des conditions à la cantine, où les temps d’attente seraient parfois si importants que certains élèves n’auraient pas suffisamment de temps pour déjeuner.
Les lycéens évoquent également Parcoursup, dont ils demandent la suppression ou une profonde remise en question.
Bref, derrière les pétards, les pancartes et le dinosaure, les élèves semblent surtout vouloir faire entendre des revendications très concrètes sur leurs conditions de vie et d’études. Et contrairement à certaines présentations, pas de mortier à l’horizon : juste quelques pétards et beaucoup de revendications.

Un nouvel épisode est d’ores et déjà prévu dès demain matin. Le but affiché : bloquer à nouveau et se faire entendre pour cette jeunesse âgée de 15 à 17 ans, qui entend bien faire passer son message.