Face à l’envolée des prix du carburant, le gouvernement élargit les dispositifs existants et annonce une nouvelle aide de 100 euros pour le quatrième trimestre. L’objectif affiché : soutenir davantage les Français qui utilisent quotidiennement leur voiture, alors que le prix à la pompe continue de peser lourdement sur les budgets.
Le gouvernement a sorti l’artillerie lourde : six ministres, Roland Lescure à l’Économie, David Amiel aux Comptes publics, Serge Papin aux PME, Stéphanie Rist à la Santé, Maud Bregeon à l’Énergie et Catherine Chabaud à la Mer et à la Pêche étaient réunis ce mardi à Bercy pour présenter un ensemble de mesures représentant environ 450 millions d’euros.
Pas question, en revanche, de toucher aux taxes sur les carburants. Une situation qui alimente une nouvelle fois le sentiment que l’automobiliste français reste une véritable « vache à lait » pour les finances publiques.
L’aide destinée aux gros rouleurs sera ainsi prolongée jusqu’au 31 décembre et son périmètre élargi. Le nombre de bénéficiaires potentiels pourrait désormais atteindre 5,5 millions de personnes.
« Nous rajoutons pour les aides à domicile l’accès spécifique à l’aide grand rouleur, pour toutes celles qui utilisent leur véhicule personnel et qui font trente kilomètres par jour », a annoncé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Autre mesure annoncée : le plafond de la prime carburant, une aide défiscalisée que les employeurs peuvent verser à leurs salariés, passera de 600 à 1 000 euros. Une hausse annoncée par Serge Papin, ministre chargé des PME, lors de la conférence de presse.
Des mesures qui permettent donc de soutenir davantage les automobilistes et certains salariés, mais sans remettre en cause la fiscalité qui pèse directement sur chaque plein.