Carburants et pouvoir d’achat, Emmanuel Macron veut rassurer !
Face à Gilles Bouleau et Caroline Roux, Emmanuel Macron s’est exprimé jeudi soir pendant plus de quarante minutes sur TF1 et France 2. Parmi les principaux sujets abordés, la hausse des prix des carburants et ses conséquences sur le pouvoir d’achat des Français.
Alors que les tarifs à la pompe connaissent une forte progression, le chef de l’État a assuré que le gouvernement travaillait à éviter une nouvelle envolée des prix et d’éventuelles pénuries. « Ma priorité, c’est vraiment de baisser les prix », a déclaré Emmanuel Macron, tout en indiquant que la question d’une éventuelle baisse des taxes sur les carburants n’était pas écartée.
Le président s’est également voulu rassurant concernant l’approvisionnement énergétique. Il a affirmé que la France s’était organisée pour disposer des quantités nécessaires de diesel, de gaz et de fioul, évoquant une autonomie correspondant à environ 90 jours de besoins.
Sur le front intérieur, Emmanuel Macron a reconnu la colère provoquée par la hausse du coût de la vie. « Quand ça va mal, les gens se retrouvent confrontés à une vie impossible et donc, en effet, sont en colère », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a également défendu le « quoi qu’il en coûte », affirmant ne « pas du tout » le regretter. Il a toutefois reconnu ne pas avoir réussi à mener certaines réformes à leur terme, notamment sur les retraites et le redressement des finances publiques.
Guerre en Ukraine et politique française : pas de nouvelle dissolution
La situation internationale occupait également une place importante dans cette intervention. Emmanuel Macron a notamment évoqué la guerre en Ukraine et l’évolution de la menace russe.
Le président a estimé crédible le scénario d’une nouvelle mobilisation russe de 300 000 hommes et a évoqué les risques liés aux attaques hybrides et aux menaces visant les infrastructures européennes.
Sur le plan politique français, Emmanuel Macron a en revanche écarté l’hypothèse d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale dans les prochains mois. « Ce ne serait pas bon pour le pays », a-t-il déclaré, estimant qu’une telle décision ajouterait de l’instabilité à une situation déjà marquée par les difficultés économiques et les tensions internationales.
À un peu plus de six mois de l’élection présidentielle de 2027, le chef de l’État n’a pas non plus précisé quelle place il entendait occuper dans le débat politique à venir.
Au terme de cette intervention, Emmanuel Macron aura principalement cherché à répondre aux inquiétudes liées au pouvoir d’achat, aux prix des carburants, à l’approvisionnement énergétique et à la situation internationale, tout en défendant son bilan et en appelant à la stabilité politique.