La Baule Tennis Club …un premier obstacle majeur se dresse devant All In Group !
Franck Louvrier pensait sans doute que le dossier de reprise du La Baule Tennis Club suivrait son cours sans véritable opposition. Mais un premier obstacle sérieux vient de surgir. Le communiqué publié par les riverains du Garden Alice Milliat pourrait bien compliquer les plans de la municipalité et de son futur exploitant. Si ALL IN GROUP imaginait disposer d’une totale liberté pour transformer le site, notamment avec la création de terrains de padel, la réalité pourrait s’avérer bien différente.
Alors que la reprise du La Baule Tennis Club par ALL IN GROUP est désormais actée, les riverains du Garden Alice Milliat affichent leur soutien à la relance de ce club historique, tout en exprimant une opposition ferme à l’implantation de terrains de padel sur ce site emblématique de La Baule.
Dans un communiqué, ils précisent que leur position ne constitue pas un rejet de la discipline, dont ils reconnaissent le succès grandissant. Selon eux, le Garden Alice Milliat, en raison de son caractère patrimonial, paysager et résidentiel, ne constitue tout simplement pas un emplacement adapté à ce type d’équipement sportif.
Les riverains rappellent que le Garden est bien plus qu’un simple complexe sportif. Ils soulignent son importance dans l’histoire de La Baule, son patrimoine arboré, son intégration dans un environnement résidentiel et sa vocation historique dédiée au tennis. À leurs yeux, ce site remarquable participe pleinement à l’identité de la station et mérite d’être préservé.
Ils mettent également en avant les nuisances généralement associées aux terrains de padel : bruit répétitif des impacts de balle, résonance des structures, intensité d’utilisation et éclairage en soirée. Autant d’éléments qui, selon eux, ont déjà conduit dans plusieurs communes à des procédures judiciaires et, dans certains cas, à la fermeture ou à la suspension de certains terrains.
Le collectif s’appuie également sur les recommandations de la Fédération française de tennis, qui invite à une vigilance particulière lors de l’implantation de terrains de padel en zone résidentielle. Les riverains rappellent notamment qu‘une distance d’environ 100 mètres entre les terrains et les premières habitations est recommandée afin de limiter les nuisances sonores, alors que plusieurs habitations jouxtent directement le Garden Alice Milliat.
Les habitants demandent ainsi que la renaissance du Garden s’inscrive dans le respect de sa vocation patrimoniale, sans y développer une activité qu’ils jugent incompatible avec les caractéristiques du site.

Pour la municipalité de Franck Louvrier, le dossier est désormais loin d’être un long fleuve tranquille. Car si le changement d’exploitant est définitivement acté, les transformations envisagées autour du Garden Alice Milliat pourraient désormais se heurter à une opposition organisée, prête à défendre ce qu’elle considère comme un patrimoine baulois à préserver.