La Baule-Escoublac s’apprête à accueillir le premier cimetière animalier public de Loire-Atlantique. Lors du conseil municipal du 25 septembre, les élus ont adopté le règlement et la grille tarifaire de ce futur équipement, marquant une étape importante avant son ouverture dans les prochaines semaines. Aménagé dans le prolongement du cimetière-parc d’Escoublac, face à l’aérodrome, ce nouvel espace offrira aux propriétaires d’animaux de compagnie un lieu dédié à la sépulture et au recueillement. Mais le projet ne fait pas l’unanimité. Sur les réseaux sociaux, les réactions sont partagées … « Pour certains, c’est de l’argent foutu en l’air, la somme est conséquente », estime un internaute.
À l’inverse, un autre se réjouit de cette initiative : « C’est très bien, il y a des gens qui préfèrent leurs chiens aux êtres humains. Quand on aime, on ne compte pas ! » D’autres adoptent une position plus nuancée, reconnaissant l’intérêt d’un lieu adapté pour éviter les enterrements sauvages, tout en s’interrogeant sur le coût de l’opération. « C’est coûteux. Pour le prix investi, c’est un truc de fou. Après, pourquoi pas, plutôt que de les enterrer n’importe où… Mais quand on rapporte le coût à chaque animal, c’est un peu onéreux », résume un autre commentaire. Préparé depuis plusieurs années, le projet a nécessité une modification du Plan local d’urbanisme (PLU), avec le reclassement d’environ un hectare auparavant situé dans une zone liée à l’aérodrome. La Ville a privilégié un aménagement paysager, reposant sur des installations légères et démontables afin de préserver le caractère naturel du site.
Une première tranche prévoit la création de 12 tombeaux et de 20 cavurnes, de petits caveaux destinés à accueillir des urnes contenant les cendres d’animaux après leur crémation. Les concessions neuves pourront être acquises pour une durée de trois ans. Les concessions réattribuées, une seule fois, auront la même durée. Le règlement municipal encadre également les conditions d’accès, les dimensions autorisées et les modalités d’entretien, tandis que la grille tarifaire fixe le coût des différentes prestations. Pour de nombreux propriétaires, la disparition d’un animal de compagnie représente une véritable épreuve et la possibilité de lui rendre hommage dans un lieu dédié répond à un besoin réel. Avec ce futur équipement, La Baule-Escoublac entend proposer une solution organisée aux familles souhaitant disposer d’un lieu de mémoire. Reste à savoir si les tarifs seront jugés accessibles et si ce cimetière répondra aux attentes des habitants, entre attachement aux animaux, considérations pratiques et interrogations sur l’argent public investi.