Une claque sans appel pour Olivier Faure et Ségolène Royal. Avec 66,17 % des voix à la primaire sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann s’impose comme le candidat de la gauche. Mais si la victoire est nette, le plus difficile reste à venir.
Pour les électeurs de gauche aujourd’hui orphelins de repères, Glucksmann pourrait incarner une nouvelle alternative. Encore faut-il parvenir à les convaincre. Le Parti socialiste, crédité de seulement 3 % dans certains scrutins ou enquêtes, traverse une crise profonde qui rend la tâche particulièrement délicate.
Dans une campagne présidentielle, l’image compte aussi. Un physique identifiable, une compagne connue et une communication maîtrisée peuvent constituer des atouts. Son discours pro-européen et son positionnement social-démocrate peuvent également séduire une partie de l’électorat. Mais cela suffira-t-il à élargir sa base ?
Car Raphaël Glucksmann reste associé à un profil urbain et fortement tourné vers l’Europe. Sur le pouvoir d’achat, les préoccupations quotidiennes des classes populaires et les difficultés du monde agricole, sa capacité à convaincre devra encore faire ses preuves. Les Français attendent des réponses concrètes, au-delà des grandes orientations politiques.
Glucksmann a remporté une primaire. Reste désormais à démontrer qu’il peut conquérir le pays.